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Dimanche 22 juillet

San Enrique de Guadiaro - N 340 - A 383 - Gibraltar - N 351 - Algeciras - Ferry - Ceuta (enclave espagnole) - P 28

Nico : départ vers Gibraltar, 10 bornes de bosses cash. On redescend et on arrive vers le rocher de Gibraltar qui a la tête dans les nuages.

Tom : petite photo sur la plage devant le rocher. Il nous font tourner avant d'arriver à la douane. Je dois montrer 2 fois mon passeport. Gibraltar, direction " Upper point " : 20 Francs l'entrée pour ne faire que monter sans visiter les grottes et tout le tralala. Ca fait que de monter hyper raide et on en a plein les pattes. Nico se fait piquer le pain qui était sur son porte bagage arrière par le premier singe venu. C'était bien marrant à voir. Nico geule sur le singe car il pensait qu'il voulait monter sur son porte bagage, le singe recule puis revient aussitôt pour prendre la plus grosse baguette. Aussitôt après je me fais prendre les céréales du petit déjeuner que j'avais oublié de ranger dans les sacoches. Après tout ce mouvement, on continue de monter et là les singes grimpent de partout. Ils veulent lire la carte de l'Espagne sur le vélo à Nico, regarder dans la tente... Ils montent sur les voitures et sur la tête des gens, c'est vraiment bien sympa. Redescente en ville et on va manger à la pointe de l'Europe, point théoriquement le plus au sud de l'Europe. Beaucoup de vent et très brumeux, on ne voit pas grand chose. Sortie de Gibraltar, où ça ne fait que monter et descendre pour aller à Algeciras. Arrivée à 16H00 pour prendre le bateau. On prend finalement le bateau à 17H00, pas le temps de liquider les derniers sous et d'envoyer les cartes postales d'Espagne. Une fois dans le bateau, je fais un tour dedans et là j'entends : " c'est beau l'Afrique à vélo ? ". Le mec avait vu que j'étais en vélo car j'avais les chaussures automatiques, le cycliste et le T-shirt pas très propre. Il avait traversé l'Afrique en caravane depuis le Maroc jusqu'au Cap l'année dernière et là il retournait au Maroc pour écrire un livre sur les gîtes au Maroc. On le surnommait le sorcier blanc. On a discuté avec lui pendant tout le trajet.

Nico : L'embarquement s'est donc fait très vite. On n'a pas payé pour les vélos. On les a juste mis à côté des voitures. Très peu de queue au port. Ca a été un peu long pour caser toutes les voitures et le bateau était plein à ras bord lorsque l'on est parti. Il n'y avait pratiquement que des Marocains. Tout le monde se rase et se lave dans les w-c. Certains ont l'air ne pas avoir dormi depuis longtemps du fait qu'ils descendent jusqu'au Maroc depuis la France, les Pays- Bas et la Belgique principalement sans pratiquement s'arrêter pour retourner voir leur famille. Les w-c sont pleins. 35 mn de traversée avec le sorcier blanc et ensuite vu que ça s'annonce dur pour la douane, on sort les premiers du bateau et on grille toutes les voitures. On va direct à la douane à la fin de l'enclave espagnole et du village de Ceuta (village encore espagnol). A la douane on n'y comprend rien. On voit les premiers Marocains qui discutent avec toi et tu crois qu'ils veulent t'arnaquer. On fait tamponner les passeports. On a de la chance car ça va super vite vu qu'on est arrivé les premiers du ferry. Les voitures font en plus le plein d 'essence en général car elle est détaxé ici. Un vieux militaire marocains regarde nos passeport, nous demande où on va et nous dit que c'est bon. Le mec bien sympa et la frontière passée en une demi-heure, le rêve. On fait ensuite les premiers kilomètres sur le sol marocain et là ça change carrément de paysage. Il y a des Marocains partout qui te regardent, te disent tous bonjour, hola ou hi et t'encouragent. Certains veulent t'arrêter et te vendre quelque chose. On est un peu désorienté en c'est un peu le choc. On prend de l'eau dans un camping sur une plage. C'est un peu long car tout le monde rempli de gros bidon. C'est un petit Marocain parlant un peu espagnol qui nous rempli nos bidons, trop sympa et trop mignon. On achète ensuite nos premiers pains avec l'argent espagnol qu'il nous reste. Les mecs sont super sympas et parlent un peu français. On dort un peu plus loin du camping à 200 mètres de la route dans un pré à côté d'une maison. Il y a plein de gamins qui crient partout quand le père arrive avec le camion. Ils se lancent et se battent avec des cailloux plus gros qu'eux. Il y a des cigognes dans la ferme d'à côté. Le chef de la maison vient nous dire bonjour et gracias (tradition apparemment). Pas de problèmes donc pour dormir là. Bonne nuit et première nuit au Maroc. 2 heures de décalage horaire, il fait nuit à 20H00 et jour à 5H00. Il va falloir s'habituer à ces nouveaux horaires.

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